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À mon père, un an déjà…
mardi 8 septembre 2026
Papa,
Voilà un an que tu nous as quittés.
Un an déjà… et pourtant, il m’est encore difficile de prononcer ces mots. Comme si mon cœur refusait de mesurer le temps qui s’est écoulé depuis ton départ.
Mais aujourd’hui, je ne veux pas seulement parler de ton absence et du vide immense que tu as laissé derrière toi. Je veux parler de l’homme que tu étais.
Un homme droit.
Un homme profondément honnête, animé par des valeurs solides et une conscience toujours juste.
Tu étais un homme de bon sens, de logique et d’une intelligence remarquable. Ton regard sur les choses était différent. Tu savais analyser, comprendre, aller au fond des situations avec une justesse qui impressionnait ceux qui avaient la chance de t’écouter.
Tes analyses étaient souvent d’une précision déconcertante. Tu avais cette capacité rare à mettre des mots simples sur des réalités complexes, à voir ce que d’autres ne voyaient pas et à comprendre les gens et les situations avec une finesse exceptionnelle.
Mais au-delà de ton intelligence, ce que je retiens surtout de toi, c’est ta bonté.
Ta gentillesse était immense, naturelle, sincère. Tu étais généreux sans jamais chercher à le montrer. Tu donnais de ton temps, de ton énergie, de tes connaissances et surtout de toi-même.
Tu étais de ces hommes que l’on rencontre rarement.
Un homme, un père, un journaliste, un enseignant… mais aussi un guide pour beaucoup.
Par ton métier de journaliste, tu as transmis, questionné, observé et cherché à comprendre.
Par ton rôle d’enseignant, tu as transmis bien plus que des connaissances : tu as appris à tes étudiants à réfléchir, à analyser, à garder un esprit critique et à regarder le monde avec intelligence et discernement.
Et par l’homme que tu étais, tu as simplement montré, par ton exemple, ce que signifient la droiture, l’intégrité, la sagesse et le respect.
Je sais que tu as compté pour beaucoup de personnes.
Certaines ont perdu un ami.
D’autres un enseignant.
D’autres encore un collègue, un journaliste, un mentor, un conseiller.
Moi, j’ai perdu mon papa.
Et c’est probablement la perte la plus difficile à porter.
Parce que derrière toutes ces qualités, derrière l’homme respecté et admiré par tant de personnes, il y avait celui que j’appelais simplement Papa.
Celui dont la présence rassurait.
Celui dont les paroles avaient du poids.
Celui vers qui on pouvait se tourner lorsque l’on cherchait une réponse, un conseil, une analyse, un peu de sagesse.
Aujourd’hui encore, il m’arrive de penser :
« Si Papa était là, qu’est-ce qu’il me dirait ? »
Et souvent, j’entends presque ta voix me répondre.
C’est peut-être cela, finalement, laisser une trace dans la vie de ceux qu’on aime : continuer à les accompagner même après son départ.
Tu m’as laissé bien plus que des souvenirs.
Tu m’as laissé une manière de penser, des valeurs, des repères, une force et surtout l’exemple d’un homme qui a essayé de rester juste dans un monde qui ne l’est pas toujours.
Un an après ton départ, je comprends encore davantage la valeur de l’homme que j’ai eu la chance d’avoir comme père.
Et je mesure aussi combien tu as été précieux pour tous ceux qui ont croisé ton chemin.
Ton absence est immense, mais ton héritage l’est tout autant.
Alors aujourd’hui, Papa, je ne veux pas seulement dire que tu me manques.
Je veux te dire merci.
Merci pour l’homme que tu as été.
Merci pour le père que tu as été.
Merci pour tout ce que tu as transmis.
Merci pour tout ce que tu as donné.
Merci pour toutes les personnes que tu as éclairées, conseillées, enseignées ou simplement aidées par ta présence et ta parole.
Un an déjà…
Le temps passe, mais certaines personnes ne disparaissent jamais vraiment.
Elles continuent de vivre dans les souvenirs, dans les valeurs transmises, dans les paroles que l’on répète, dans les réflexions que l’on partage et dans les êtres qu’elles ont contribué à construire.
Tu continues de vivre en nous, Papa.
Et tant que nous parlerons de toi, tant que nous raconterons l’homme que tu étais, tant que tes valeurs continueront de guider nos choix, une partie de toi restera parmi nous.
Que Dieu t’accorde Sa miséricorde, illumine ta tombe, élève ton rang et t’accueille dans Son vaste Paradis.
Un an sans toi.
Une vie entière avec ton héritage.
Je t’aime, Papa.
Et je serai toujours fière d’être ta fille.
Sabrina Bessa
Alger républicain