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Christine Assange révèle que les services secrets des Etats-Unis recrutent des journalistes comme espions

samedi 4 août 2012, par Alger républicain

Quito, 2 août (Andes).- Christine Assange, la mère du fondateur de Wikileaks, a remercié le président Rafael Correa pour l’ouverture de son gouvernement dans le traitement de la demande d’asile politique de son fils.

La réunion s’est déroulée au Palais de Carondelet, le siège de la présidence de la République, à Quito. Au cours de l’entretien, l’Australienne a fait référence aux pratiques de certaines agences des services secrets des États-Unis, qui, selon elle, «  engagent des journalistes pour des tâches d’espionnage ».
Elle a ainsi mentionné l’Agence Global Stratfor, qui dispose de reporters infiltrés dans le monde entier. Face à cette dénonciation, le Chef de l’État a déclaré que c’est comme cela que s’effondrent les mythes sur l’existence de « journalistes héroïques qui [prétendent] lutter pour la liberté d’expression, sachez que ces gens sont payés, infiltrés dans les médias de communication pour déstabiliser les gouvernement et ici on sait bien évidemment qui ils sont », a signalé Correa.

La mère du fondateur de Wikileaks a exposé la situation tendue face à laquelle sa famille se trouve, en raison de la pression et du harcèlement des médias. Par ailleurs, elle a manifesté sa reconnaissance pour la façon dont elle a été reçue en Équateur, en soulignant que ce pays respecte les droits de l’homme et les libertés.

Elle a également ironisé sur le fait que certains secteurs de l’opposition et certains médias traitent le président Correa de dictateur. « Vous êtes un excellent dictateur, j’ai pu marcher à travers les rues, et j’ai vu des gens souriants et heureux ».

De son côté, le Chef de l’État a indiqué à Christine Assange que son gouvernement est en train d’analyser avec « le plus grand sérieux » le cas de son fils.

Il a rappelé que la décision sur sa demande d’asile sera souveraine. « Soyez sûre que l’Équateur analyse avec le plus grand sérieux le cas de Julian Assange, ce pays ne négociera pas sa souveraineté », a-t-il soutenu.

« Si Wikileaks avait révélé des choses sur l’Équateur ou le Venezuela au bénéfice des grandes puissances, sans doute Julian aurait été un héros, mais comme il a révélé leurs manipulations, il est pourchassé […]. Il y a malheureusement une double morale internationale, où les gens ne sont pas jugés sur le fait qu’ils soient bons ou mauvais, mais sur son réseau d’amis ».

Il a rappelé que le site web a mis en évidence près de trois mille câbles du Gouvernement, que la presse a publié en croyant qu’ils allaient porter préjudice au Régime.

« Et après on a continué à chercher dans ces câbles et on a découvert une grande quantité de ces câbles qui révèlent la corruption de la presse nationale et des hommes politiques, révélant les noms des journalistes et hommes politiques informateurs ; ces groupes sont ceux qui font campagne pour demander de ne pas accorder l’asile à Julian ».

« Mais j’insiste, ne vous inquiétez pas, nous saurons prendre une décision totalement indépendante et souveraine » a insisté Correa en affirmant que le Gouvernement veille au respect de la véritable liberté d’expression.

Diana.vega

08/02/2012