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Décès du commandant historique de la révolution sandiniste, Tomás Borge : un exemple salué dans toute l’Amérique latine

vendredi 4 mai 2012

Repris de http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Traduction partiellement revue par sin tregua

Le commandant historique de la révolution nicaraguayenne Tomas Borge est décédé ce lundi 30 avril, à l’âge de 81 ans des suites d’une affection pulmonaire pour laquelle il était hospitalisé depuis le début du mois d’avril.

Tomas Borge était le dernier des fondateurs du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), organisation politico-militaire de gauche constituée en 1961 et qui fut à l’origine de la révolution nicaraguayenne de 1979 et du renversement de la dictature de Somoza.

Combattant révolutionnaire, intellectuel marxiste, dirigeant sandiniste, Borge fut un militant révolutionnaire intégral.

Ministre de l’Intérieur sous le gouvernement sandiniste dans les années 1980, il fut un des rares à ne pas choisir la voie de la liquidation après la contre-révolution de 1990, un des seuls à être resté fidèle au programme historique du FSLN.

Borge était un des soutiens les plus résolus de Cuba socialiste, modèle de résistance à l’impérialisme et preuve qu’une autre société que le capitalisme était possible sur le continent américain.

Fidélité indéfectible à Cuba socialiste qui est devenue amitié entre deux dirigeants historiques de deux grandes révolutions du XX ème siècle. De ses échanges avec Fidel Castro, un ouvrage fut publié, « Un grain de maïs », traduit en français.

Sa fidélité à l’héritage de la révolution populaire sandiniste, en recul après 1990, a trouvé récompense avec le retour au pouvoir du FSLN et de Daniel Ortega en 2007, alors que la gauche révolutionnaire latino-américaine, isolée en 1990, se trouvait déjà à la tête de beaucoup d’États du continent.

Le gouvernement de Daniel Ortega a décrété trois jours de deuil national, parallèlement aux festivités du 1er mai, il a organisé une cérémonie avec les dirigeants et tout le peuple sandiniste dans l’historique Place de la Révolution pour rendre hommage à Borge.

Il était exactement 21:00 pm, ce mercredi 02 avril, quand le corps de Tomas a été déposé dans sa dernière demeure, toujours dans la Place de la Révolution, dans une tombe à côté de celle de son ami d’enfance et camarade de lutte durant la guerrilla, Le Commandant en Chef de la révolution et autre fondateur du FSLN, Carlos Fonsaca Amador. Des dizaines de milliers de sandinistes accompagnaient l’événement sur place et d’autres à partir de leur écrans de télévision où tous les canaux transmettaient depuis la veille les derniers moments du légendaire guerrillero.

L’ensemble des présidents latino-américains, représentants de la gauche révolutionnaire, a rendu hommage au commandant historique de la révolution populaire sandiniste.

Le chef de l’Etat cubain, Raul Castro, a salué un « inlassable lutteur révolutionnaire pour la liberté et l’indépendance du Nicaragua et l’unité de Notre Amérique ».

Pour le président vénézuelien Hugo Chavez, « le commandant Borge a apporté l’exemple d’une vie de lutte inlassable pour la cause de l’humanité, pour le socialisme ».

« Il a prêché par l’exemple qu’un révolutionnaire doit rester fidèle à ses principes et défendre toujours la vérité et la fraternité ».

Evo Morales, président bolivien, a lui rappelé que « comme commandant guérillero et leader de la Révolution sandiniste, le camarade Tomas Borge fut un homme qui a consacré sa vie à la lutte contre l’impérialisme et pour l’émancipation des peuples ».

Enfin, le chef de l’État équatorien Rafael Correa a fait de la pensée de Borge une « des sources d’inspirations du gouvernement de la Révolution citoyenne ».

« Pour l’Equateur, il fut un ami proche, en tant qu’ambassadeur, et un symbole de la lutte indéfectible d’une quête de justice, d’égalité et de solidarité dans toute l’Amérique latine », a souligné Correa.

La mort de Tomas Borge laisse l’Amérique latine orpheline d’une des figures de la résistance à l’impérialisme et des épopées révolutionnaires du XXème siècle. Mais son héritage politique est plus vivant que jamais dans l’esprit de tous-tes les révolutionnaires et des peuples en lutte du continent.

HASTA SIEMPRE COMANDANTE !!