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Cuba face à l’acharnement impérial : pour la levée immédiate du blocus

mercredi 18 février 2026, par Alger republicain

Sous couvert de « sécurité nationale », Washington relance l’escalade contre La Havane et renforce un blocus condamné par la communauté internationale. Une fuite en avant impérialiste qui vise à briser la souveraineté cubaine et à intimider les peuples d’Amérique latine et du monde.

Une nouvelle fois, l’administration américaine franchit un palier supplémentaire dans sa politique d’hostilité à l’égard de la Cuba. En qualifiant l’île socialiste de « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité des États-Unis, le président américain tente de justifier un durcissement des mesures coercitives déjà imposées depuis plus de soixante ans. Une accusation infondée, construite sur un narratif mensonger, qui vise à légitimer l’intensification du blocus économique, commercial et financier contre le peuple héroïque cubain.
Ce décret exécutif ne relève pas d’une simple posture diplomatique. Il constitue un prétexte cynique destiné à entraver davantage l’approvisionnement en carburant et en biens essentiels de Cuba, à asphyxier son économie et à accentuer les difficultés quotidiennes de sa population. Depuis plus de six décennies, le blocus imposé par Washington cherche à provoquer l’asphyxie économique de l’île afin d’obtenir, par la contrainte, ce que l’ingérence politique n’a pu arracher : la soumission d’un peuple souverain.
Cette nouvelle escalade s’accompagne de la menace d’imposer des mesures coercitives extraterritoriales, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international. En s’arrogeant le droit de sanctionner des États tiers pour leurs relations avec Cuba, les États-Unis bafouent la Charte des Nations unies et portent atteinte à la souveraineté des nations. Une telle attitude constitue également une offense à la proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme « zone de paix », adoptée par les États de la région.
Au-delà du cas cubain, cette politique s’inscrit dans une stratégie plus large de réaffirmation de l’hégémonie américaine sur le continent latino-américain. Dans l’esprit de la doctrine Monroe, Washington persiste à considérer l’Amérique latine comme son « arrière-cour ». Le kidnapping du président du Venezuela, les menaces répétées à l’encontre d’autres pays de la région et les tentatives d’ingérence dans leurs choix politiques traduisent une volonté de domination qui met en péril la stabilité régionale et la paix internationale.
L’agression contre Cuba ne menace pas seulement la souveraineté et les droits du peuple cubain. Elle constitue un signal inquiétant pour l’ensemble des peuples attachés à leur indépendance et à leur droit de choisir librement leur voie de développement. En sanctionnant un pays pour son système politique et social, les États-Unis cherchent à imposer un modèle unique et à dissuader toute alternative.
Face à cette offensive, la résistance du peuple cubain demeure exemplaire. Malgré les difficultés, Cuba continue de défendre des valeurs de solidarité, de coopération internationale et de justice sociale. L’envoi de brigades médicales dans de nombreux pays, y compris dans des contextes de crise sanitaire, témoigne d’un engagement constant en faveur des peuples, loin de la logique de domination.
La communauté internationale s’est prononcée à de multiples repris contre le blocus, à travers les résolutions successives de l’Assemblée générale des Nations unies exigeant sa levée. Pourtant, Washington persiste dans une politique isolée et anachronique, en contradiction avec la volonté majoritaire des États membres.
Il est urgent de mettre fin à cette escalade. Il est urgent de lever le blocus, mesure cruelle, illégale et moralement indéfendable. La solidarité avec Cuba ne relève pas d’un simple positionnement idéologique ; elle s’inscrit dans la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, sans ingérence ni chantage.
Cuba n’est pas seule. Partout dans le monde, des voix s’élèvent pour exiger le respect de sa souveraineté et la fin des mesures hostiles. Défendre Cuba, c’est défendre le principe fondamental d’égalité entre les nations et la possibilité, pour chaque peuple, de construire son avenir en paix.
El Hadj Brahim Mohamed