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Les États-Unis : histoire d’une puissance impérialiste fondée sur la guerre et la domination
(1ère partie)
dimanche 29 mars 2026, par
L’Amérique, chantre du capitalisme mondialisé et fief de l’impérialisme, est le pays le plus belliqueux de la planète. l’Amerique agit à sa guise et échappe à toute sanction, et pourtant, elle traîne derrière elle des millions de cadavres exterminés ou massacrés sauvagement.
Quand il faut appeler un chat un chat, il ne faut pas tourner autour du pot. Donald Trump a été élu président des États-Unis le 5 novembre 2024. Milliardaire hors normes et affairiste insatiable, il n’a pas été choisi par hasard dans cette Amérique que les médias occidentaux qualifient à satiété de « plus grande démocratie du monde ». Mais l’Amérique est-elle vraiment une démocratie ?
Pour comprendre, il faut rappeler quelques faits significatifs sur le comportement de cette « démocratie », dont on nous vante sans cesse les bienfaits.
Avant tout, évoquons un drame très douloureux pour les Vietnamiens : les États-Unis y ont commis un ignoble crime contre l’humanité. Sous la houlette des présidents Richard Nixon, Henry Kissinger et Ronald Reagan, en 1969, les États-Unis ont déclenché une gigantesque opération militaire contre le Nord-Vietnam, sans déclaration de guerre. L’armada étasunienne a pris la place des Français après leur défaite cinglante à Diên Biên Phu.
Convaincus de posséder la plus grande puissance militaire du monde, les États-Unis croyaient qu’ils ne risquaient pas de subir le même sort que les Français. Se croyant invulnérables et sûrs de leur victoire, ils ont jeté toute leur armada dans la guerre contre le peuple vietnamien. Les autorités militaires américaines prédisaient qu’il leur faudrait seulement quelques jours pour venir à bout de la résistance vietnamienne. Des centaines de superforteresses volantes B-52 ont ainsi bombardé le territoire vietnamien avec des bombes de tous calibres et du napalm.
Un déluge de feu s’abat sur le Vietnam. L’armée américaine, toujours très optimiste, pensait que les autorités vietnamiennes capituleraient rapidement. Lourde erreur. La guerre, commencée en 1969, se poursuit jusqu’en 1975 : pendant six ans, les bombardements ne cessent jamais.
Malgré cette hécatombe monstrueuse, la résistance vietnamienne ne faiblit pas. Les Vietnamiens se défendent farouchement grâce aux fusées SAM fournies par l’Union soviétique et à l’aide subtile qu’elle apporte au peuple vietnamien.
Les Américains subissent d’énormes pertes : les B-52 s’écrasent au sol comme des mouches, mais la machine de guerre ne s’arrête pas. C’est surtout le napalm « Apocalypse Now » qui provoque un véritable désastre pour les Vietnamiens, grillés vivants comme des rats. Le monde entier a vu la photo de cette petite fille nue, courant sur un pont, le visage ensanglanté, la peau déchiquetée par le napalm. Cette image apocalyptique bouleverse l’opinion mondiale.
Des millions de manifestants envahissent les rues partout dans le monde pour dénoncer cette guerre. Aux États-Unis même, la fronde anti-guerre du Vietnam est la plus déterminée.
Les bombardements n’ayant pas suffi, Nixon et Kissinger proposent une solution radicale : rendre le Vietnam inhabitable. Pour cela, ils détruisent totalement la flore, la faune et toute vie sur le territoire avec un puissant défoliant : l’agent orange.
Les B-52 déversent 87 millions de litres de cette substance, provoquant une catastrophe écologique et sanitaire. Le Vietnam est défiguré ; la population souffre de maladies graves et les enfants naissent avec des malformations.
Pendant ce temps, la résistance vietnamienne, dirigée par le général Võ Nguyên Giáp, vainqueur de Diên Biên Phu, se réorganise. L’armée Vi ?t Minh, avec le soutien du Parti communiste vietnamien et de Hô Chi Minh, prépare la grande offensive de la victoire. Dès le début, elle enfonce les lignes sud-vietnamiennes, laissant des centaines de cadavres et tout le matériel militaire sur le terrain.
Le 2 juillet 1976, l’armée populaire vietnamienne (APVN) entre dans Saigon. Un char pénètre symboliquement dans le palais présidentiel, et le drapeau du Vietnam est planté au sommet du bâtiment. La ville est rebaptisée Hô Chi Minh-Ville.
L’armée américaine, pourtant la plus puissante du monde, subit une défaite humiliante et quitte le pays dans le désordre, la queue entre les jambes. La victoire vietnamienne est fêtée par tous les peuples opprimés et devient un symbole pour les mouvements de libération nationale. Mais le peuple vietnamien a payé le prix fort : 5 millions de morts, des milliers de disparus et autant de blessés, héritant d’un pays ruiné où tout reste à reconstruire.
Rien ne sera plus comme avant : le monde a changé. Donald Trump a été choisi par cette bourgeoisie sanguinaire pour enrayer le déclin de l’Amérique et lui redonner sa puissance. Il applique les mêmes méthodes que ses prédécesseurs : la loi de la jungle dans l’impunité totale.
Donald Trump soutient inconditionnellement l’État sioniste dans le génocide à Ghaza. Les 70 000 Palestiniens tués par des bombes américaines ne le gênent pas. Il soutient également le blocus et la colonisation de la Palestine. Un plan de « paix » bidon est proposé pour Gaza, mais pas pour les Palestiniens. Malgré le cessez-le-feu signé le 9 octobre 2025, les bombardements et le blocus persistent. La nourriture n’entre qu’au compte-gouttes ; les enfants ghazaouis meurent de faim ou souffrent de malnutrition aiguë. Pour Trump, le peuple palestinien n’existe pas, et l’État sioniste agit en toute impunité, sous le silence des ploutocraties occidentales.
Il menace également le Venezuela, accusé d’être un centre du narcotrafic, et envoie le plus grand porte-avions du monde au large des côtes vénézuéliennes, escorté par sous-marins et torpilleurs. Il arraisonne arbitrairement des navires, arrête leurs équipages, les tue s’ils résistent et saisit leurs marchandises. Il agresse militairement le pays : plus d’une centaine de militaires vénézuéliens sont tués et le président Nicolás Maduro est kidnappé pour être jugé aux États-Unis. Ces actes relèvent du gangstérisme et du terrorisme d’État, et les médias occidentaux ferment les yeux.
Cuba n’est pas épargnée par la démence de Donald Trump. L’acharnement contre la révolution cubaine de la part de l’administration américaine a commencé après la prise du pouvoir en 1959 par Fidel Castro et Che Guevara, suivie de l’instauration d’un régime socialiste.
Les menaces verbales et militaires se multiplient, ainsi que les attaques contre les révolutionnaires. En avril 1961, dans la baie des Cochons, une tentative d’invasion militaire de l’île est repoussée par l’armée cubaine. C’est une défaite cuisante pour les assaillants.
Mais Cuba résiste, et cela est insupportable pour l’administration américaine. Celle-ci décide alors d’imposer un embargo économique, commercial et financier afin d’étouffer l’économie cubaine.
Cet embargo est proclamé le 3 février 1962 par le président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy. Depuis lors, tous les présidents américains qui lui ont succédé ne l’ont jamais aboli. Seul le président Barack Obama a tenté de l’assouplir par quelques mesures limitées, sans effets notables. Mais Donald Trump, une fois élu président, l’a de nouveau durci.
Ainsi, Cuba subit depuis plus de soixante ans ce blocus impitoyable et inhumain imposé par les États-Unis. Bien que ce blocus ait été condamné à de nombreuses reprises par la majorité des pays membres de l’ONU, aucune mesure coercitive n’a été prise contre Washington.
Malgré des souffrances terribles et des difficultés économiques considérables, l’héroïque peuple cubain continue de résister.
Donald Trump ne relâche pas la pression. Il bloque les livraisons de carburant en provenance du Venezuela et menace les pays qui fourniraient du pétrole à Cuba. Ces mesures sont particulièrement sévères : certains avions étrangers ne peuvent même plus faire le plein de kérosène à l’aéroport de La Havane pour repartir.
…….Et ce n’est pas fini : la pression continue encore et encore.
Donald Trump, se croyant tout permis, se prenant pour un petit Hitler, veut aller plus loin : l’Iran est dans sa ligne de mire. Il commence à préparer le terrain par des menaces verbales intempestives, accusant l’Iran de fabriquer des bombes nucléaires et des missiles balistiques, et de vouloir attaquer les États-Unis.
Donald Trump va accentuer encore davantage les pressions sur l’Iran en envoyant son armada au large des côtes iraniennes, une véritable provocation : deux super porte-avions, escortés par une quarantaine de navires de guerre et défendus par des sous-marins. Il bombe le torse et pense que l’Iran va capituler. Il se trompe lourdement : l’Iran n’est ni le Venezuela, ni Cuba, ni d’autres pays qui n’ont pas les moyens de se défendre.
L’Iran est un grand pays de 92 000 000 habitants, très développé, possédant une technologie de pointe et même à l’avant-garde des techniques les plus modernes, ainsi qu’un armement de dernière génération. Donc, l’Iran a les moyens de se défendre.
Donald Trump n’a pas réussi son coup de bluff ; il s’énerve et se met à hurler contre les dirigeants iraniens, les sommant de se rendre et menaçant de pires représailles. Les Iraniens ne répondent pas : c’est une guerre qui commence. Conjointement avec l’État sioniste, ils vont bombarder l’Iran. Le Moyen-Orient s’embrase, les conséquences sont imprévisibles et lourdes de menaces.
L’objectif de Donald Trump est l’accaparement du pétrole et d’évincer les Chinois et les Russes de la région. C’est une guerre terrible : déjà plus de 800 Iraniens assassinés, ainsi que le président Ali Khamenei.
Trump et Netanyahou s’entendent comme larrons en foire ; ils agissent main dans la main dans le génocide de Gaza et la colonisation de la Palestine d’un côté, et la politique agressive et meurtrière des dirigeants étasuniens de l’autre côté. Deux dirigeants impérialistes monstrueux agissant dans une impunité totale.
Quand il faut accuser un pays pour justifier une agression ou se livrer à des magouilles en tout genre, les dirigeants étasuniens sont experts en la matière. À ce sujet, il faut rappeler quelques opérations d’agression significatives.
En 1989, arrestation de Manuel Noriega, président du Panama, accusé de trafic de drogue : un scénario rocambolesque, une mise en scène digne de professionnels, couverte par deux anciens présidents étasuniens, Reagan et Bush, magouilles et compagnie, pour cacher les véritables objectifs inavoués.
Dans un tintamarre médiatique, Noriega est condamné à 40 ans de prison, une condamnation bidon destinée à tromper l’opinion publique en faisant croire qu’ils mènent une lutte assidue contre le cartel de la drogue. Mais il n’en est rien : dans cette affaire, les dirigeants étasuniens sont mouillés jusqu’au cou. Noriega est vraiment un chef du cartel de la drogue et l’un des leurs ; il est même membre de la CIA, rémunéré pour services rendus. En particulier, avec l’argent de la drogue, il participe au financement et au recrutement des Contras, des mercenaires au service des États-Unis, pour faire tomber le régime sandiniste en place au Nicaragua.
Cette guerre contre le régime va durer plus de dix ans et fait plus de 30 000 morts. Pour les dirigeants étasuniens, les morts ne comptent pas. Par ce stratagème, la manne financière de la drogue, des sommes faramineuses, va transiter par les banques américaines, et ils reprennent pied sur le canal de Panama.
Noriega a été libéré ; les autorités panaméennes demandent son extradition pour le juger.
Ça continue : c’est l’Irak, un pays souverain, qui va subir la foudre des dirigeants américains.
Sous la houlette du président Bush, roi de la magouille, il veut démanteler l’Irak avec l’aval de l’ONU afin de réaliser le plan du Grand Moyen-Orient élaboré par l’administration américaine. Le prétexte avancé : il accuse ce pays de détenir des armes de destruction massive et affirme en avoir des preuves. Il envoie son secrétaire d’État, Colin Powell, un général de haut niveau, au Conseil de sécurité de l’ONU ; devant ses membres, il sort de sa poche une fiole qu’il exhibe comme preuve irréfutable.
Après vérification du contenu de la fiole, il s’avère que c’est de la poudre de perlimpinpin : c’est la risée générale. Mais Colin Powell, qui n’a pas peur du ridicule, insiste et maintient ses accusations mensongères.
La suite est malheureusement moins risible : Bush va passer outre l’aval de l’ONU.
Il veut ramener l’Irak à l’âge de pierre ; il va ordonner à son aviation de pilonner intensément à coups de bombes au napalm, à l’uranium appauvri et de bombes de 1000 kg, écrasant tout sans épargner la population, tuant femmes et enfants. Il fait assassiner son président Saddam Hussein. Un déluge de feu et de sang : il ne reste plus qu’un champ de ruine.
Le bilan est très lourd : entre 900 000 et 1 million de morts, dont 500 enfants morts de faim due au blocus de l’alimentation imposé par l’armée américaine.
Bush peut être satisfait du résultat : il vient d’effacer un très grand pays moderne, laïque et développé, sans chômeurs. L’Irak d’avant n’existe plus.
Les États-Unis maintiennent toujours une importante base militaire et influencent encore la politique du pays en maintenant une pression sur les dirigeants irakiens.
Malgré son immonde crime contre l’humanité, le président Bush se pavane tranquillement dans son ranch, satisfait du devoir accompli. Il ne risque rien. C’est pourtant un grand criminel en liberté, mais la justice regarde ailleurs.
La Libye va subir la même barbarie impérialiste que l’Irak.
Ainsi, « la plus grande démocratie du monde » va s’en prendre aussi à la Libye, et c’est le « gentil » Barack Obama qui sera à la manœuvre de l’opération. Mais un deuxième larron va s’en mêler : c’est le président Sarkozy, de la France des droits de l’homme, qui va aider son ami Obama.
Il fallait trouver une justification pour attaquer la Libye. C’est la même magouille que pour l’Irak. Profitant d’une manifestation anti-Kadhafi dans la ville de Benghazi, manipulée par les Occidentaux, les collaborateurs vont organiser et monter de toutes pièces une fausse justification.
Dans un scénario diabolique, les collaborateurs américains ou français — on ne sait pas, peut-être ensemble — vont embaucher une dizaine de personnes, les badigeonner de mercurochrome et les disposer un peu partout dans la ville de Benghazi, la deuxième ville du pays.
Informés et de connivence, les médias menteurs, des falsificateurs notoires, dans un tintamarre assourdissant, vont dénoncer et accuser le président Mouammar Kadhafi, « Guide de la Révolution » de la Jamahiriya arabe libyenne et dirigeant de la Libye de 1969 à 2011, de bombarder son propre peuple.
Ce gros mensonge va être diffusé pendant des jours et des jours, photos à l’appui, montrant des cadavres, afin de faire avaler cet abominable mensonge à l’opinion publique.
L’ONU, sans même vérifier ces accusations, réunit en urgence son Conseil de sécurité et propose la résolution 1973, autorisant l’emploi de la force contre le régime de Kadhafi. Elle est adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions.
Cela a suffi à Obama et à Sarkozy pour lancer leur armada disproportionnée contre la Libye, un petit pays qui n’a pas vraiment les moyens de se défendre contre ces deux puissances impérialistes. Toutes les villes de la Libye vont être rasées, sans épargner la population : un immonde massacre, tuant femmes, enfants et vieillards, un véritable pogrom laissant sur le terrain des milliers de morts. Le bilan est très lourd : plus de 900 000 morts.
Sarkozy, qui en rajoute une couche, veut la peau de Kadhafi. Il va s’acharner sur la ville de Syrte, son fief, pour le faire sortir de sa tanière, où l’attendait une bande de malfrats de la pire espèce, afin de le lyncher jusqu’à la mort : un assassinat par procuration, devant des caméras et en présence de militaires français qui ont laissé faire.
Pour Sarkozy, Kadhafi était un prisonnier trop encombrant.
Ainsi, le « gentil » Barack Obama, président des États-Unis, « la plus grande démocratie du monde », et Sarkozy, le président de la France des droits de l’homme, deux dirigeants des puissances impérialistes, peuvent être satisfaits du résultat : la Libye a été complètement détruite. C’était le pays le plus développé d’Afrique, sans chômeurs, et en plus, 3 500 000 travailleurs étrangers y avaient une occupation.
Ils ont fait assassiner un président intègre et honnête, qui ne s’enrichissait pas personnellement et menait une vie sobre. L’argent du pétrole était utilisé pour le développement du pays.
Mouammar Kadhafi n’avait pas recours au FMI, un outil néocolonial et de domination impérialiste : il était un véritable anti-impérialiste.
Mouammar Kadhafi était un panafricain ; il aimait l’Afrique. Avec son ami Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire, il voulait créer une monnaie unique pour toute l’Afrique, supprimer le franc CFA, nettoyer toutes les séquelles coloniales et néocoloniales, et redonner à l’Afrique toute sa vigueur.
Avec ses idées, Mouammar Kadhafi était devenu dangereux pour les puissances impérialistes.
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Alger républicain