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Quand l’impérialisme nourrit le génocide
dimanche 7 septembre 2025, par
IL FAUT REVENIR À L’ÉVIDENCE ET POSER LA QUESTION : POURQUOI, MALGRÉ LES PRESSIONS INTERNATIONALES ET LES DÉNONCIATIONS DE NOMBREUX RESPONSABLES POLITIQUES, L’ÉTAT SIONISTE PEUT-IL CONTINUER DE MASSACRER LE PEUPLE PALESTINIEN ET D’OCCUPER ILLÉGALEMENT LA PALESTINE DANS UNE IMPUNITÉ TOTALE ?
La réponse tient en une réalité incontournable : c’est le capitalisme mondialisé, devenu impérialiste, qui nourrit le chaos généralisé. Guerres, agressions, relations internationales conflictuelles sont ses pratiques courantes. Les dirigeants des puissances impérialistes ne parlent que de guerre et de surarmement, le mot paix est banni de leur vocabulaire.
Le capitalisme en crise économique permanente et profonde ne peut survivre sans la guerre. La guerre est son carburant. Depuis la disparition de l’URSS seul contrepoids capable de le freiner, le système capitaliste est devenu hégémonique et impose sa domination sur tous les pays sous sa coupe.
Dans ce cadre, le conflit Israélo-Palestinien n’est pas un accident de l’histoire. Il s’agit d’une action préméditée des puissances impérialistes, visant à contrôler le Moyen-Orient et à s’approprier les énormes richesses d’hydrocarbures et d’autres minerais stratégiques. C’est dans cet objectif que l’État sioniste a été créé, d’abord par l’hyperpuissance coloniale britannique et appuyé par les puissances impérialistes. Sa mission : devenir une puissance militaire et économique chargée de dominer le Moyen-Orient et de contenir les masses arabes jugées imprévisibles. Il ne s’agit pas d’un acte de solidarité envers la population vivant en Israël, mais d’un projet géopolitique mûrement calculé.
Pour les machiavels dirigeants des puissances impérialistes, seul le superprofit compte. Les peuples n’entrent pas dans leurs préoccupations. S’ils se révoltent, on les écrase sous les bombes. Pour atteindre l’objectif et obtenir toute sa puissance, l’État sioniste doit occuper la totalité de la Palestine, y compris la bande de Ghaza. Netanyahou n’est qu’un exécutant, un instrument aux mains des puissances impérialistes.
L’objectif d’un « Grand Israël » n’est pas qu’une idée sioniste. Les États-Unis, en première ligne, y trouvent leur intérêt. Ce pays, né du plus grand génocide de l’histoire, l’extermination de près de 130 millions d’autochtones par les colons européens, s’est construit sur la colonisation, le pillage et l’esclavage de millions d’Africains réduits en servitude pendant cinq siècles. Devenus fief de l’impérialisme, ils accordent aujourd’hui un soutien inconditionnel, économique et militaire, à l’État sioniste.
Il faut en être convaincu : tant que les dirigeants des puissances impérialistes n’auront pas atteint leur objectif, la guerre israélo-palestinienne va continuer jusqu’à l’extermination du peuple palestinien et l’occupation totale de la Palestine, y compris la bande de Ghaza.
Ainsi l’horrible génocide de Ghaza peut continuer avec son lot d’atroces misères, des bombardements incessants, le blocus impitoyable, la famine. Des centaines d’enfants sont dans un état de malnutrition insoutenable et d’autres sont handicapés à vie, un bras ou une jambe arrachés par les éclats d’obus ou de bombes. Et bien sûr un lourd bilan : plus de 70 000 morts, majoritairement des civils dont près de 70 % sont des femmes et des enfants, et ce ne sont pas des combattants du Hamas. Pour les barbares sionistes nazifiés, c’est l’extermination des Palestiniens qui est programmée avec la complicité des États-Unis.
Les dirigeants occidentaux, eux, affichent une hypocrisie flagrante. Ils condamnent les massacres, mais ne prennent aucune sanction contre Israël. Pourtant, il leur a suffi de 24 heures pour sanctionner la Russie. Deux poids, deux mesures.
Vont-ils réussir ? Rien n’est moins sûr. L’armée israélienne s’enlise depuis deux ans à Gaza et n’a pas réussi à appliquer le plan Trump. Le peuple de Gaza refuse une nouvelle Nakba : il préfère mourir sur sa terre plutôt que d’être à nouveau expulsé.
L’État sioniste est de plus en plus isolé. Le soutien aux Palestiniens s’amplifie dans le monde. Des manifestations éclatent partout. L’État palestinien est déjà reconnu par 149 pays, et la France, la Belgique, l’Australie et le Canada envisagent de le faire lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, le 15 septembre.
GLOIRE AU VAILLANT PEUPLE PALESTINIEN.
VIVE LA PALESTINE LIBRE.
LIÈS SAHOURA
Alger républicain