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1er Mai : La seule fête des travailleurs, c’est la lutte

vendredi 1er mai 2026, par Alger republicain

Le 1er Mai a été vidé de son sens historique par la bourgeoisie et ses relais politiques. Transformé en rituel inoffensif, il est présenté comme une fête folklorique, une rencontre restreinte dans des salons feutrés, faite de discours convenus, de remises de cadeaux et de photos officielles. Mais le 1er Mai n’est pas cela. Il est, par essence, une journée de lutte, née de l’affrontement historique entre la bourgeoisie et le prolétariat. Il demeure l’expression vivante de la lutte de classe.

Aucune conquête sociale n’a été accordée par bonté du capital. La limitation du temps de travail, les congés, la protection sociale, le droit à la retraite sont le produit de luttes acharnées, menées par une classe ouvrière organisée et consciente de ses intérêts historiques. Ces acquis ont été arrachés dans le cadre d’un rapport de forces imposé au capital par la mobilisation des masses.

Aujourd’hui, en Algérie, comme partout dans le monde, la bourgeoisie intensifie son offensive. Sous couvert de réformes économiques et d’adaptation aux exigences du marché mondial, elle cherche à démanteler les conquêtes sociales et à accroître l’exploitation. Précarité, chômage, baisse du pouvoir d’achat, remise en cause des systèmes de santé et de retraite, restrictions des libertés syndicales : autant de manifestations concrètes de la domination du capital.

Cette offensive s’inscrit dans la crise générale du capitalisme, une crise structurelle qui révèle les contradictions internes du système. Incapable de satisfaire les besoins sociaux, le capitalisme ne survit qu’en aggravant l’exploitation, en intensifiant la concurrence impérialiste et en plongeant les peuples dans les guerres et la misère. Les travailleurs en paient le prix, tandis que les monopoles concentrent les richesses.

Face à cette réalité, une tâche historique se pose : celle de l’organisation indépendante de la classe ouvrière. Les travailleurs ne doivent pas se contenter de résister, mais construire leurs propres instruments de lutte, des syndicats de classe ancrés dans les masses, libérés de toute influence bourgeoise, capables de porter une orientation de rupture.

La lutte économique, si elle est nécessaire, ne suffit pas. Elle doit s’inscrire dans une perspective politique visant à instaurer une société plus égalitaire débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est dans cette perspective que la lutte quotidienne prend tout son sens.

En ce 1er Mai, les travailleurs doivent rejeter les illusions, refuser la récupération bourgeoise et réaffirmer le caractère combatif de cette journée. Ils doivent renforcer leur unité, élever leur conscience de classe et s’engager résolument dans le combat pour leur émancipation.

Vive le 1er Mai !
Vive la lutte de classe ouvrière !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Equipe Alger Républicain