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Abdesselam Bouchouareb séduit par le patronat US Je vous aime si fort …

vendredi 4 décembre 2015, par Alger républicain

Le ministre de l’Industrie et des Mines a fait un voyage, disons d’étude, aux USA, jusqu’au 4 décembre. Il est accompagné d’une délégation de 70 entrepreneurs ou hommes d’affaire. Il a annoncé dans l’une de ses interventions "L’Algérie est le marché de l’avenir." Il a ajouté " Nous voulons tirer davantage de l’excellence technologique et industrielle des entreprises américaines" Il en a encore rajouté sans gêne : "En retour d’un transfert technologique, les entreprises américaines trouveront des voies nouvelles de croissance dans les opportunités offertes par l’Algérie."

Toujours pour le citer, le ministre a souligné devant le parterre d’hommes d’affaires et chefs d’entreprises algériennes, et américaines, pour ceux qui auraient tendance à l’oublier « Nous sommes le marché de l’avenir ». Bien évidemment, détournant le regard il n’a pas été une seule seconde question des problèmes que rencontrent la SNVI et ses travailleurs. Pressentant les objectifs réels du pouvoir, ces derniers poursuivent leur lutte et, malgré les coups de matraque qui pleuvent sur les cranes, ils refusent de baisser les bras. Quant un ministre, lui, il va chercher de prétendues solutions chez les entrepreneurs américains. Rejetant tout effort pour redresser l’entreprise qui emploie 7000 salariés, abandonnant ainsi une grande part de notre souveraineté nationale, le ministre s’est plongé encore plus dans la démagogie en affirmant "la nécessité de diversifier et d’approfondir le partenariat entre les deux pays." Comme s’il ignorait les vrais desseins de l’impérialisme US… et des autres ! Imagine-t-il un seul instant que ses paroles et celles des capitalistes américains ne donneront jamais une authentique impulsion à l’industrie de notre pays ?

Ne rencontrant dans sa tournée US aucun frein à la démagogie, et pour cause ! destinée à tromper l’opinion publique algérienne et à favoriser les affairistes de tout poil, Abdelsselam Bouchouareb a aussi évoqué la stratégie du gouvernement de Sellal " qui vise, dit-il, à conduire une politique de changement pour dépenser moins de devises en développant une production de haute intensité technologique. On aura tout entendu !

Abdelsselam Bouchouareb a également plaidé en faveur de "la diversification et l’approfondissement du partenariat entre les deux pays, relevant l’ambition de l’Algérie de donner une impulsion décisive à son industrie." Il a développé d’innombrables arguments pour aider à des investissements étrangers. Par exemple, que la règle des 51/49 ne sera plus exigée pour la "pré-admission.

Il est possible que se manifestent des contradictions entre les différents clans du pouvoir, parfois avec des violences verbales, mais rien n’évolue de façon fondamentale et rien ne changera sans la mobilisation des masses laborieuses, seule garante de la souveraineté nationale. Ce pouvoir, quelque soit son aspect apparent, toujours complaisant pour ne pas dire complice, cède de plus en plus aux exigences du gros capital national et étranger.

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Malik Antar